Fidèle partenaire d’Époqu’Auto, la Fondation de l’Automobile Marius Berliet sera de nouveau au rendez-vous cette année avec une sélection de véhicules réunis autour d’une même thématique : « À chaque métier son camion ».
Quatre grandes familles seront représentées, correspondant à autant d’usages : transports exceptionnels, grands routiers, chantiers et distribution.
Pour illustrer les transports exceptionnels, la Fondation Berliet présentera un Berliet TBO 15 M de 1960.
Ce tracteur 6 x 4 est dimensionné pour tracter jusqu’à un PTR de 95 tonnes en convoi exceptionnel. Il est équipé d’un moteur 6 cylindres de 14,8 litres développant 240 ch et fut également très apprécié sur les pistes sahariennes.
Deux véhicules représenteront la famille des grands routiers, dont un Berliet Centaure de 1978.
Présenté au Salon de l’Automobile en 1978, le Centaure exposé est une réplique réalisée sur la base d’un Berliet TR 350, équipé d’un moteur V8 de 14,88 litres développant 356 ch.
L’aménagement de la cabine et les équipements spécifiques optionnels avaient été confiés au groupe bressan Lambert : rehausse de cabine en polyester renforcé, feux antibrouillard, feux longue portée, projecteurs de grande puissance ou encore vitrages teintés.
Le confort du chauffeur faisait également l’objet d’un soin particulier avec notamment réfrigérateur, douchette, couchette sous pavillon et thermostat d’ambiance.
Le plateau accueillera également un Berliet VDC de 1941, initialement un VDC AG 15 fonctionnant au gazogène avant d’être transformé en version diesel en 1956 par son propriétaire.
Son moteur de 5,7 litres développe 65 ch et lui permet d’atteindre 60 km/h. Sa charge utile est de 5 tonnes.
Le véhicule a été restauré avec le concours des Huiles Berliet, filiale de TotalEnergies, à l’occasion du centenaire de la naissance de la marque célébré le 28 mai 2026.
Pour les véhicules de chantier, la Fondation présentera un Berliet GLM 10 de 1954.
Le GLM appartient à une famille comprenant les GLM et TLM, construits à environ 28 000 exemplaires entre 1953 et 1977. Son moteur 6 cylindres de 9,5 litres développe 150 ch.
Il se distingue notamment par sa cabine entièrement métallique, une conception novatrice présentée au Salon de l’Automobile de 1949 et adaptée au GLM lors de son lancement en 1953.
Trois camions illustreront enfin le secteur des véhicules de distribution.
Le Renault R 2086 « Goélette » de 1963 est issu de la camionnette R2060 de 1947, surnommée « 1000 kg ». Après plusieurs évolutions, le R2086 apparaît en mai 1956 avec une charge utile de 1 400 kg. Décliné en de nombreux types de carrosseries et d’aménagements, il sera produit à 75 765 exemplaires jusqu’en 1965. Son moteur 4 cylindres essence de 2 141 cm³ développe 64 ch.
Le Citroën 23.50 A de 1968, équipé d’une benne, dispose d’une carrosserie développée par Levallois, alors filiale de Citroën. Son moteur 4 cylindres de 1,9 litre développe 50 ch et sa charge utile atteint 2 620 kg.
Enfin, le Saviem SB2 M35 « Miroitier » de 1980 appartient à la gamme basse SG de Saviem. Cette version à traction avant est équipée d’un moteur 4 cylindres diesel de 3,32 litres développant 72 ch. Transformé en plateau allongé porte-verres, avec deux essieux arrière et des renforts permettant un PTC de 6 tonnes, le véhicule a été restauré dans les couleurs de son donateur, la miroiterie Targe à Lyon 7e.
Derrière ce plateau se cache également une histoire humaine. Dominique Thibouton, responsable du plateau, perpétue à sa manière une histoire familiale étroitement liée à la marque.
Son grand-père fut en effet pendant de nombreuses années le bras droit de Marius Berliet et directeur général de Berliet.